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Ce que tout HEG se doit de savoir sur le port du smoking. Il arrivera bien un moment dans votre vie où celui-ci sera de rigueur. Il vaudra mieux éviter les faux pas.

Mots par Mr Stéphane Diarra, Style Director MR AFROPOLITAN

Photos from Suitsupply.com

La soirée de la Saint Sylvestre approche et les interrogations sur le port d’un smoking se font plus pressantes , ayant connu ce stress par le passé, il me semblait opportun de vous faire part de mes conseils pour avoir une tenue élégante sans faire d’impairs , ce qu’ un HEG ne peut pas se permettre. Détaillons maintenant un peu la tenue, et profitons-en pour voir les options qui s’offrent à vous. C’est beaucoup plus simple qu’on ne se l’imagine souvent. Le smoking est une tenue de soirée. Il obéit donc à un principe fondamental : être élégant mais sobre, le but est de mettre ces dames en valeurs. La tenue élégante est donc celle qui « s’efface », et non celle qui accumule les détails visant à se faire remarquer. Seul un homme particulièrement élégant, ayant l’habitude du smoking et ayant du goût peut se permettre une légère fantaisie. Et seul peut se permettre une tenue vraiment non conventionnelle quelqu’un dont le statut fait qu’il est de toute façon une « star » (un acteur célèbre, un magnat des affaires, un membre de famille royale…).

Les Chaussures

LES CHAUSSURES

Les chaussures doivent être des richelieu noirs de préférence, ou d’un bleu très sombre, sans trous (médaillon, brogues…), et être impeccablement cirées. Idéalement, elles sont glacées finition miroir. Les derbys, même noirs, sont totalement inapropriés. Par soucis de sobriété, je m’orienterais plutôt vers un modèle assez classique, mais toutes les formes sont possibles tant que ce sont des richelieu noirs. Les styles appropriés au smoking : – le richelieu « one-cut » (aussi appelé « wholecut », ou « escarpin ») – le richelieu à claque unie (pas de bout rapporté) – le richelieu à bout droit – le richelieu balmoral. Les autres styles (bouts golf, bouts fleuris, broguing…), derbys, chelsea boots… sont inappropriés. Bien sûr, il y aurait aussi les véritables escarpins (« opera pumps »), assez difficiles à porter de nos jours (et chers), et les chaussons de soirée en velours (Albert slippers), corrects en théorie, mais où l’on est sûr de subir des remarques de la part d’ignorants (et de toute façon, ces chaussons sont onéreux, et n’ont que très peu de fabricants).

La Veste

LA VESTE

S’il n’est pas sur mesures, le costume de smoking, même en location, devra impérativement être retouché pour être mis à la taille. Deux options : Smoking croisé, bleu nuit et smoking droit à col châle, noir. Pour aller choisir et essayer un smoking en prêt à porter ou en location, il est préférable d’avoir avec soi les chaussures et la chemise qui seront portées à cette occasion. C’est important pour la prise de mesures. Au premier essayage (au choix du vêtement, donc), il faut que les épaules de la veste tombent bien (pas trop larges, notamment), et que le col épouse bien le cou et le col de la chemise. Après retouche, les manches doivent être à la bonne longueur (les manches de chemise doivent dépasser de l’ equivalent de l’épaisseur d’un doigt). Bien qu’une veste de smoking se porte habituellement sans fentes, je préconise de la porter avec deux fentes pour un confort optimal et une plus grande amplitude de mouvements. Pour les personnes de petite taille ( moins d’1m 70) , je déconseille vivement la veste avec un seul bouton qui tassera votre silhouette en allongeant votre tronc visuellement.Les boutons devront être obligatoirement recouverts de satin ou de soie.

Le Pantalon

LE PANTALON

Le pantalon peut casser légèrement sur la chaussure, mais ne doit surtout pas être en tire-bouchon comme on le voit trop souvent. Idéalement, l’ourlet devrait être cousu en biais, pour que le pantalon tombe pile sur la chaussure devant, avec un cassé le plus minime possible, et couvre bien l’arrière de la chaussure (en arrivant au niveau du talon). Si le pantalon est bien à la taille, et tient sans bretelles, on peut se passer de ces dernières. Si les bretelles s’avèrent indispensables, alors le gilet s’impose. On ne porte pas de ceinture sur un pantalon de smoking (ce qu’on appelle « ceinture de smoking » ou « cummerbund » sert à couvrir la taille et non à tenir le pantalon). Quel tissu choisir ? L’étoffe par excellence pour le smoking est le barathea, un lainage très particulier donnant une texture en « grains de poudre », et qui est très utilisée pour les tenues de soirée. La couleur classique est le noir, le bleu nuit reste malgré tout une alternative tout à fait élégante ( c’est d’ailleurs la couleur originelle du smoking qui n’a pas eu les faveurs des gentlemen parce que sous les bougies le smoking virait au vert ). Un pantalon de smoking en « grain de poudre » noir, avec sa bande de satin. Il existe des smokings de couleur ( bleu roi comme celui de Ryan Gosling qui a fait le tour des blogs de mode) ou à motifs ( camouflage ou tartan du drapier Scabal) mais c’est une fantaisie qui doit être parfaitement maîtrisée Exception : le smoking blanc (ou crème, ou encore le rare mais très beau « burma » – birman en français ?). Un veston de smoking blanc peut être très élégant, mais reste réservé aux chaleurs torrides des tropiques, ou au moins à l’été, ainsi qu’aux croisières. Dans tous les cas, seul le veston est blanc, le pantalon reste noir et la cravate reste le noeud papillon noir.

La Chemise

LA CHEMISE-2

La chemise doit être en popeline de coton blanche, ou à la rigueur crème avec un col blanc (encore faut-il en avoir une). Beaucoup recommandent le col cassé « de cérémonie ». Ce type de col est tout à fait approprié, mais si la chemise n’est pas sur mesures, je le préfèrerais un col à rabat classique : les cols cassés de prêt à porter ont presque systématiquement des rabats trop petits. La chemise à col à rabat se porte tout à fait avec le smoking, c’est un usage bien établi et qui remonte au Duc de Windsor. On porte souvent une chemise à plastron plissé. A titre personnel, j’éviterais le plastron « rigide » (amidonné), normalement réservé à l’habit, et qui de toute façon fait facilement pingouin lorsque l’on n’en a pas l’habitude. Les poignets doivent être à boutons de manchette. On choisira plutôt des poignets mousquetaire (à manchette « double », repliée sur elle-même) qui tiennent mieux avec les boutons de manchette modernes. Une chemise de smoking se porte normalement avec des « boutons de chemise » amovibles (studs en anglais) assortis aux boutons de manchette. On en trouve régulièrement à prix modique sur e-bay si l’on souhaite s’en procurer à moindre coût. Dans ce cas, la chemise doit bien sûr être prévue pour avoir des « studs » (à la place des 3 ou 4 boutons du haut, elle a un trou rond sur chaque pan de la chemise, un peu comme un poignet mousquetaire a des boutonnières à la place du bouton. A défaut, une chemise à gorge cachée ( les boutons ne sont pas apparents) est tout à fait convenable.

Le Gilet ou le Cummerbund

CUMMERBUND - SMOKING - MR AFROPOLITAN

Le but du gilet ou du cummerbund (ceinture de smoking) est de masquer la ceinture du pantalon, pour avoir une silhouette plus fine, plus élancée, en un mot plus élégante. La ceinture de smoking est une possibilité lorsque l’on ne porte pas de bretelles (ce qui suppose un pantalon parfaitement ajusté). C’est une sorte de ceinture en tissu (typiquement un satin de soie), très large, formant 3 plis, et attachée par une agraphe dans le dos. Elle se porte avec les plis vers le haut, l’un des plis formant une poche très pratique pour les billets de concert. Noir uniquement, on évitera ces horreurs rouge vif (qui devraient être réservées aux uniformes militaires), et on laissera le tartan aux écossais. Si les bretelles s’avèrent nécessaires, alors le gilet s’impose : sinon on les voit dès que l’on écarte les bras, et c’est très laid. Avec un smoking, le gilet est au choix noir ou blanc (le blanc est supposé un peu plus « formel », mais ce n’est pas très important). Le gilet doit absolument couvrir la ceinture du pantalon (ce dernier ne doit donc pas être « taille basse » : on ne doit pas voir la chemise entre le gilet et le pantalon). C’est l’un ou l’autre : on ne porte pas à la fois un cummerbund et un gilet. Bien que le cummerbund semble revenir à la mode, ma préférence personnelle est nettement pour le gilet, je réserverais le cummerbund à des circonstances assez informelles ou à la saison chaude. La cravate est impérativement un noeud papillon noir en satin de préférence. Aucune liberté là-dessus. Ce n’est pas un hasard si le dress-code en question s’appelle aussi « black tie » (parfois traduit en français : « cravate noire »). Et c’est toujours un noeud papillon, on évitera la cravate « classique » (régate) que l’on voit parfois au cou de certaines stars du cinéma. Dans l’idéal, on nouera son noeud papillon soi-même (ce n’est pas plus difficile que de nouer ses chaussures), ce qui suppose donc d’avoir un noeud papillon adéquat. Les noeuds de location sont généralement pré-noués, c’est nettement moins élégant (et oui, ça se voit). Ceci dit, je suis conscient qu’un véritable noeud papillon représente un certain coût.

Les bijoux et les accessoires

LE RAFFINEMENT - SMOKING - MR AFROPOLITAN

Dernier détail enfin, les boutons de manchette (et le cas échéant les boutons de chemise assortis). En la matière, on n’hésitera pas à se faire plaisir : c’est le seul élément de « fantaisie » sur un smoking. Pour peu que l’on ait 25 ans, et que le reste soit impeccable, même des boutons en forme de coccinelle pourraient passer. Pas de montre au poignet, ou alors une montre habillée très fine, discrète, avec un bracelet de cuir noir. Surtout pas de grosse montre de sport, fût-ce une montre exceptionnelle par ailleurs. Si l’on tient à garder une montre, il faut assortir le métal à celui des boutons de manchette. Ma préférence : pas de montre. On est là pour s’amuser, et se consacrer à la dame dont on est le cavalier, pas pour surveiller le temps qui passe (et de toute façon, je ne porte jamais de montre). Enfin, j’ai gardé pour la fin la pochette ou la boutonnière. Le choix est totalement libre, libre à chacun de faire comme il l’entends tant que c’est assumé. Par contre, c’est fleur ou pochette, mais pas les deux. Boutonnières : classiquement un oeillet ou un gardenia, voire un bouton de rose. Blanche ou rouge de préférence, mais on peut se faire plaisir avec une autre couleur (c’est déjà très bien de porter une boutonnière). Ma préférée : un brin de muguet, quand c’est de saison. La fleur doit être coupée la plus fraîche possible (donc au dernier moment) et préparée par un fleuriste pour être portée en boutonnière. Attention, il faut que le revers de la veste soit prévu pour (boutonnière ouverte, attache derrière le revers…). Sur une location, ce n’est pas évident. Pochette : le choix le plus sobre et « facile », c’est le carré de lin blanc, correct en toutes circonstances. Ceci dit, on peut s’amuser un peu, et mettre une touche de couleur, surtout si elle est assortie à la tenue de madame).

LE RAFFINEMENT - SMOKING - MR AFROPOLITAN

Dernier détail enfin, les boutons de manchette (et le cas échéant les boutons de chemise assortis). En la matière, on n’hésitera pas à se faire plaisir : c’est le seul élément de « fantaisie » sur un smoking. Pour peu que l’on ait 25 ans, et que le reste soit impeccable, même des boutons en forme de coccinelle pourraient passer. Pas de montre au poignet, ou alors une montre habillée très fine, discrète, avec un bracelet de cuir noir. Surtout pas de grosse montre de sport, fût-ce une montre exceptionnelle par ailleurs. Si l’on tient à garder une montre, il faut assortir le métal à celui des boutons de manchette. Ma préférence : pas de montre. On est là pour s’amuser, et se consacrer à la dame dont on est le cavalier, pas pour surveiller le temps qui passe (et de toute façon, je ne porte jamais de montre). Enfin, j’ai gardé pour la fin la pochette ou la boutonnière. Le choix est totalement libre, libre à chacun de faire comme il l’entends tant que c’est assumé. Par contre, c’est fleur ou pochette, mais pas les deux. Boutonnières : classiquement un oeillet ou un gardenia, voire un bouton de rose. Blanche ou rouge de préférence, mais on peut se faire plaisir avec une autre couleur (c’est déjà très bien de porter une boutonnière). Ma préférée : un brin de muguet, quand c’est de saison. La fleur doit être coupée la plus fraîche possible (donc au dernier moment) et préparée par un fleuriste pour être portée en boutonnière. Attention, il faut que le revers de la veste soit prévu pour (boutonnière ouverte, attache derrière le revers…). Sur une location, ce n’est pas évident. Pochette : le choix le plus sobre et « facile », c’est le carré de lin blanc, correct en toutes circonstances. Ceci dit, on peut s’amuser un peu, et mettre une touche de couleur, surtout si elle est assortie à la tenue de madame).