[:en]

Ils comptent parmi les jeunes les plus prometteurs de la vie nocturne de la diaspora afro à Paris.

Photos by Mr Nafoore Qâa, founder of @ClassicProletarian

From left to right: Mssr Raoul, MH, Jonathan, Aurélien


Il n’existe pas beaucoup de lieux sur Paris pour que la diaspora afro puisse se retrouver et partager de bons moments. Les solutions pour écouter de la musique afro : afrobeat, r’n »b, le tout entouré de personnes qui nous ressemblent, ne sont pas légion. Pour la communauté maghrébine par exemple, les bars à Chicha sont leur lieu de prédilection pour se retrouver et s’amuser ensemble. En ce qui concerne la diaspora afro, difficile de compter des espaces dans lesquels on est sûr de pouvoir écouter de l’afrobeat ou même du couper-décaler, le tout dans une ambiance détendue et chic. Cette nouvelle génération au profil CSP+, qui travaille dans les grandes entreprises du CAC 40, cherche à se divertir avec ses semblables. Après une semaine plus ou moins difficile, se détendre autour d’un verre avec des personnes qui nous ressemblent est un plaisir que l’on ne boude pas. Pendant très longtemps, il fallait se contenter des soirées clubbing dans le triangle d’or parisien, à supporter de la house musique ou de la techno. Fort heureusement, de jeunes entrepreneurs se sont donné une mission bien simple : « Mettre la vie dans les gens ». Le groupe Drink The Beat est bien décidé à se faire une place dans la scène du clubbing afro parisien, en proposant des soirées innovantes répondant aux exigences de ce public capricieux.


LA PREMIERE EXPERIENCE

DRINK THE BEAT - THE TEAM

Cela faisait un moment que je n’avais plus pris la peine de sortir le soir en boîte de nuit. Je ne saurais vous donner une explication rationnelle, mais je me disais que je pouvais profiter de mes soirées autrement. Il y a de cela quatre ou cinq mois, après une réunion tardive avec l’équipe AFRETIS, nous avons décidé de sortir nous amuser. J’avoue avoir un peu poussé la chose. En effet, quelques jours auparavant, en parcourant mon fil Twitter, je retrouve plusieurs personnes parlant d’une soirée qui s’annonce excellente. Un bon DJ, de belles personnes, un cadre intéressant, au cœur du triangle d’or, alors je décide de creuser un peu plus. Je vais sur la page du profil de Drink The Beat, et leur façon de communiquer avec leur public était très professionnel. Il répondait à toutes les questions de façon polie, et aucune faute de grammaire ou d’orthographe sur leur fil. Leur hashtag officiel aussi m’intriguait,  #YALAVIE, et je voulais savoir ce qui pouvait bien susciter un tel intérêt. Après tout, les soirées clubbing, on en a probablement tous fait qui étaient extraordinaires ou complètement loupées pour une raison ou une autre. Je me suis rapproché d’un bon ami à moi qui est plus au courant de ce type d’événement, et il m’a assuré que je devrais m’y plaire. Il n’y avait plus qu’à attendre l’occasion pour participer à ma première soirée: DRINK THE BEAT.

« Ce que nous voulons, c’est mettre la vie dans nos invités. » Mr Aurélien Djom, président du groupe, n’a cessé de le répéter à chaque fois que la question sur leur but était levée. Et je peux vous dire qu’après cette expérience Drink The Beat, j’avais la vie en moi. Une simple anecdote qui devrait vous faire comprendre toute la force de cette organisation de jeunes cadres dynamiques exigeants en vers eux même pour offrir le meilleur à leur public. Il est environ 3h30 du matin lorsque un souci technique nous prive de musique. En général, lorsque cela arrive, les invités sont complètement hystériques et traitent de tous les noms d’oiseaux les hôtes du jour. Il n’en était rien ! Bien au contraire, la soirée a continué, comme si de rien n’était. Pendant près de quinze minutes, les invités ont entonné d’eux même des chansons populaires de la scène afro, et tout le monde reprenait en cœur. On se croyait dans la vidéo du clip : « Hot in here » de Nelly. Une ambiance folle ! Rien ne pouvait la stopper. Bien entendu, l’alcool a bien aidé, les jeunes femmes toutes aussi belles les unes que les autres, et les garçons qui savaient se tenir. Tout le monde était bien joyeux et le DJ, le DJ… (oui je l’ai bien écrit deux fois),  DJ Sheva a.k.a @Shevalite était tout simplement parfait ! Le moins qu’on puisse dire est qu’il connaissait bien son public. Les hits s’enchaînaient, avec des transitions bien trouvées. Les personnes étaient très classes, il y avait des anniversaires qui se célébraient aussi, tout était « on point ».

Après cette soirée, je me suis dit qu’il serait intéressant d’en savoir un peu plus sur cette équipe qui m’a fait rentrer au petit matin avec tant de vie en moi.

DRINK THE BEAT

DRINK THE BEAT

L’équipe DRINK THE BEAT est une association de jeunes cadres dynamiques avec à sa tête un président qui sait motiver ses troupes pour donner toujours le meilleur lors de leurs soirées. Mr Aurélien Djom, a.k.a Stan, est un ingénieur mécanique dans l’automobile, pour qui se limiter à son travail d’ingénieur qu’il adore, ne saurait être une option. « Faire plusieurs choses en même temps, à fond et bien, c’est vital pour moi. Sinon, on s’ennuie très vite. »  C’est ainsi qu’il voit les choses. Il faut croire que son esprit d’entrepreneur est assez aiguisé. Cela fera deux ans à peine en décembre prochain que lui et son équipe organise des soirées pour divertir le public afro parisien. Ils ont commencé par des afterworks, qui semblaient le plus simple au départ pour eux. Non seulement en terme d’investissement, mais de logistique aussi. « Nous voulons faire les choses progressivement, aller étape par étape. » nous assure Mr Marc Henry, qui préfère qu’on l’appelle MH. En effet, c’est le public qui les a amenés à passer à l’organisation de soirées. Pour ce dernier, 2h du matin ne collait pas avec leurs habitudes. La team Drink The Beat proposait des entrées gratuites dans des clubs parisiens, une fois leur afterwork terminé. C’est naturelellent qu’ils ont voulu continuer à satisfaire leur clientèle, avec des soirées jusqu’à 5h du matin.

C’est pas à pas que le projet se construit et prend de l’ampleur. Une équipe soudée est primordiale. L’ambiance au sein de ce groupe semble toujours être très détendue, et cela s’est aperçu lors de notre séance photo. Un grand respect entre les différents membres se ressent et leur président est bien apprécié.

A ce sujet Mr Raoul a ajouté « Stan est un bon président, il fait bien son travail, on peut le lui accorder. En revanche, les décisions sont quand même soumises à un vote. » En effet, il est important d’avoir une équipe soudée avec une bonne organisation pour nous livrer des soirées de qualité. Ils sont répartis en trois principales équipes: commerciale, communication et artistique.

L’équipe commerciale est celle ayant le plus gros des responsabilités. Elle doit couvrir les aspects logistiques, contrats, partenariats, réserver les salles, s’assurer que tout est opérationnel le jour j  et surtout garantir une bonne gestion interne. L’équipe de communication, dont nous avons déjà salué le travail précédemment, s’occupe de la communication sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, etc…) et d’accroître la visibilité de DRINK THE BEAT.  Elle doit faire vivre DRINK THE BEAT avant, pendant et après les soirées. Enfin, l’équipe artistique est chargée  de générer du contenu pour alimenter la communication (affiches, flyers, etc…) et doit trouver les idées pour rendre chaque soirée unique, avec des thèmes bien précis et originaux.

Ce que je retiens surtout, c’est leur volonté de toujours servir au mieux leurs invités. Un service très proche de la clientèle, à l’écoute et toujours dispo pour échanger. C’est bien une équipe de bons potes, qui a décidé de proposer le meilleur service possible. « Notre soirée de rêve serait une soirée sur les toits de Paris, un service cinq étoiles et nos invités qui se lâchent complètement. » nous avoue Mr Aurélien, avec une petite lueur dans les yeux. Il semblerait qu’ils travaillent pour que ce jour arrive plus tôt qu’on l’imagine. Alors soyons prêts !